Témoignages
Steven Blaney
Promotion de 1981, député fédéral de Lévis, Bellechasse et des Etchemins, diplômé de l'Université de Sherbrooke en ingénierie, détenteur d'un certificat en management de l'Université McGill et d'un MBA pour cadre en exercice de l'Université du Québec à Lévis. Ardent défenseur du développement durable et de la protection de l'environnement, M. Blaney a réalisé de nombreux projets d'ingénierie reliés au traitement des eaux usées, à l'efficacité énergétique et aux défis environnementaux du monde agricole. Sur le plan politique, Steven Blaney a été le premier candidat adéquiste dans Beauce-Nord en 1993. Puis, en 2004, il s'est joint à l'association conservatrice de Lévis et c'est en 2006 qu'il est devenu député de la circonscription de Lévis-Bellechasse. En janvier 2008, M. Blaney fait figure de précurseur et s'engage à compenser les émissions de gaz à effet de serre de ses activités, devenant ainsi le premier député fédéral à être carbone neutre.
Au moment de choisir une école pour son fils, Steven Blaney retourne au SSF. Il est estomaqué de voir à quel point l'école s'est modernisée et transformée en 30 ans : « J'ai été pensionnaire pendant deux ans au SSF et en revoyant le père Boulé, je me suis tout d'un coup souvenu d'un match des Nordiques au Colisée de Québec. Le père Boulé avait réussi à nous dégoter des billets et même si nous étions haut perchés dans les gradins, quelle joie c'était pour un fan comme moi que de voir mes idoles en direct! Et le soir, après ces journées bien remplies, le père nous gavait d'extraits d'Yvon Deschamps, des Cyniques et il prenait toujours grand soin de remplir la bibliothèque du dortoir de bandes dessinées dont je raffolais. Parfois, il nous réservait une surprise cinématographique et il n'hésitait pas à nous éveiller aux tendances sociales et culturelles de l'époque. L'action sociale était vraiment au cœur de son engagement et aujourd'hui, je peux mesurer l'impact déterminant et l'influence constructive de ses enseignements sur ma vie personnelle et professionnelle. »
Sylvain Bouchard
Promotion de 1987, médaillé d'or du 1000 mètres et médaillé d'argent aux 500 mètres lors du Championnat du monde de patinage de vitesse présenté à Calgary en 1998. Il a également participé aux Jeux olympiques de Lillehammer en 1994, où il a terminé en 11e position au 500 mètres et en 5e position au 1000 mètres. En 1998, il récidivait aux Jeux de Nagano, passant à un cheveu du podium avec une 4e position aux 500 mètres et une 5e position aux 1000 mètres. Il continue de prodiguer des conseils de patinage intensif (power skating) aux joueurs de hockey de l'Association de Cap-Rouge-Saint-Augustin. Il est actuellement conseiller en gestion de projets pour la firme R3D Conseil.
À l'époque du SSF, Sylvain Bouchard adorait les activités du midi où il apprit à jouer de la guitare avec son meilleur copain et lançait des défis à ses camarades sur les courts de basketball. Il faisait aussi partie de la troupe de théâtre : « J'ai participé à de nombreuses pièces et je tenais toujours les rôles d'acteur de soutien comique. J'adorais ça! Mais au SSF, j'ai vraiment pu combiner le sport et les études, car on pouvait compter sur l'aide et la complicité de tous les professeurs et de la direction pour réussir dans les deux disciplines. J'y ai découvert la satisfaction du travail bien fait. Aujourd'hui, je fais de nombreux parallèles entre la pratique sportive et le travail, car il faut déterminer des objectifs, se concentrer sur les tâches à accomplir pour faire en sorte de les atteindre. »
Gaétan Boucher
Promotion de 1975, ancien patineur de vitesse sur longue piste et quadruple médaillé olympique. Il a conservé le titre d'« olympien canadien le plus décoré des Jeux d'hiver », jusqu'aux Jeux d'hiver de 2002. L'anneau de glace Gaétan-Boucher dans l'arrondissement Sainte-Foy-Sillery porte d'ailleurs son nom. M. Boucher est présentement développeur de produit chez Bauer Hockey.
Quand on lui demande de parler du SSF, Gaétan Boucher se rappelle tout de suite cette époque importante de sa vie : « Vers la fin de mon secondaire, j'ai dû m'absenter quatre mois pour m'entraîner pour les championnats de patinage. Mon père avait réussi à convaincre le père Boulé de me laisser partir. À mon retour, les profs et le père Boulé ont tout fait pour m'aider à compléter mon secondaire. Le père Boulé a alors compris l'importance d'aider l'élève-athlète, d'où l'origine de ce concept au SSF. Il a également compris que le sport de haut niveau pouvait faire partie intégrante des études au secondaire. »
Dominique Brown
Promotion de 1995, actuellement président-directeur général du studio de jeux vidéo Beenox à Québec. En 2008, l'entreprise, qui compte maintenant plus de 300 employés spécialisés, a reçu le titre du Meilleur employeur au Québec. En fait, depuis 2000, Beenox a remporté plus de trente prix, dont le titre d'entreprise de l'année au gala des Fidéides en 2006. Dominique Brown n'est pas en reste non plus, ayant remporté le titre de Jeune personnalité d'affaires de la Jeune chambre de commerce de Québec en 2005 et le prix de la personnalité d'affaires de l'année au gala Le Soleil-Radio-Canada en 2008.
C'est au SSF, pendant les ateliers du midi en informatique, que Dominique Brown a appris à utiliser un logiciel pour créer des jeux vidéo. On connaît la suite. « J'avais déjà une âme d'entrepreneur à cette époque-là. J'avais créé ma propre version d'un journal étudiant, j'animais un atelier de dessin le midi, je faisais des illustrations pour les campagnes électorales de l'AGÉ et j'étais inscrit à Jeunes Entreprises. C'est là que j'ai appris qu'on pouvait financer un projet en vendant des actions de son entreprise. À la fin de mon secondaire, je cassais les oreilles de tout le monde avec un projet de fou que j'avais nommé Beenox... Mais c'est au Séminaire qu'on m'a appris à persévérer dans mes passions, à avoir une vision et à la mener à terme. Ça m'aura pris cinq ans entre l'idée de départ et l'entreprise, mais j'avais décidé que je terminerais mon projet coûte que coûte, et je l'ai fait. »
Robert Delage
Promotion de 1972, médecin chercheur, chef du service d'hématologie au Centre hospitalier affilié universitaire de Québec (CHA) et professeur à la faculté de médecine de l'Université Laval. Le Dr Delage concentre ses recherches en sciences cliniques dans les domaines de l'hémato-immuno-oncologie, les lymphocytes B et les greffes de cellules souches hématopoïétiques.
Quand il est question du SSF, Robert Delage n'a que de bons mots pour l'établissement : « Je me souviens de quatre belles années où l'esprit de collégialité était très fort. J'y ai appris la rigueur du travail bien fait et ça me sert aujourd'hui, tous les jours, dans mon travail de médecin et de chercheur. C'est un établissement où les enfants sont pris en charge et où ils peuvent s'épanouir à tout point de vue. »
Jean-Yves Germain
Promotion de 1972, diplômé de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec et coprésident du Groupe Germain. À ce titre, il oriente le développement, orchestre le financement et supervise la construction des projets hôteliers répartis sous les bannières Hôtels-boutique Germain et Hôtels ALT. Parallèlement à sa carrière d'hôtelier, M. Germain est président de Casot ltée, une entreprise basée à Québec qui possède et gère de nombreux édifices commerciaux et résidentiels.
Au SSF, Jean-Yves Germain faisait partie de ceux qui visitaient souvent le bureau du père Boulé : « Disons que je faisais partie des 10 % qui brassaient pas mal au collège. Mais c'est là que j'ai appris les valeurs fondamentales de la vie : franchise, honnêteté, respect. Le père Boulé en a fait un milieu de vie où le sport et la discipline étaient bien présents, et en plus, on sentait que le père Boulé avait du plaisir avec les élèves. J'en garde de très bons souvenirs, à tel point que j'y ai envoyé tous mes enfants. »
Jean-Thomas Jobin
Promotion de 1992, diplôme d'études collégiales en Lettres et Langues et cours de radio-télé (CRTQ). Il est de la cuvée 2000 des diplômés de l'École de l'Humour. Jean-Thomas Jobin est un humoriste hors norme qui exploite brillamment l'univers de l'absurde. En 2004, il a été sacré Révélation de l'année au Gala Les Olivier et du Nez d'Or/Coup de cœur du Grand Rire Bleue. En 2006, son premier one man show a été mis en nomination pour un Olivier dans les catégories « spectacle d'humour de l'année » et « auteur de l'année ». Il est, depuis 2009, le porte-parole de l'Industrielle Alliance Assurance Auto et Habitation. On peut notamment le voir dans des publicités à la télé et l'entendre à la radio.
Ses premières expériences humoristiques, Jean-Thomas les a faites en 5e secondaire, au Séminaire Saint-François. Il participait au journal étudiant dans lequel il écrivait des éditoriaux sportifs et des nouvelles insolites. « Je me souviens d'avoir écrit, entre autres, les aventures d'Anatole et de sa ribambelle. C'était une époque où j'étais plutôt solitaire et assez gêné. Je figeais lors des exposés oraux! J'étais aussi souvent dans la lune. Je sursautais toujours quand le prof haussait le ton et je ratais régulièrement l'autobus scolaire. Je me souviens qu'un matin, en ramassant mes affaires de façon précipitée, j'avais mis mon réveille-matin dans mon sac sans m'en rendre compte. Quand le réveil s'est mis à sonner en classe, je ne savais vraiment pas d'où ça venait. J'ai été le premier surpris de voir que c'était de mon sac. Je me souviens aussi de mon prof de maths, Normand Thibault, qui me captivait, parce qu'il était vraiment drôle. J'ai beaucoup aimé la camaraderie, la synergie et la complicité avec les professeurs et les étudiants. Je suis encore ami avec les mêmes chums de gars du secondaire. C'est que le volet parascolaire et le côté social sont très développés au SSF et c'est important de pouvoir s'aérer l'esprit et se garder le cerveau et le corps en alerte. »
Christian Lachance
Promotion de 1998, avocat, diplômé de l'Université Laval (LL.B.) en 2003 et de l'Université de Cambridge (LL.M.) en 2004. Il est présentement associé chez Davies, Ward, Phillips & Vineberg et fait partie du groupe de litige. Il se spécialise dans le litige du droit des sociétés, du droit commercial et de la restructuration financière et de l'insolvabilité. Il a participé à de nombreux processus de restructuration, dont Quebecor World inc., Shermag inc., MAAX inc. et ROL Manufacturing (Canada) ltée. En 2003, il a remporté la Bourse internationaliste J.-Armand-Bombardier et dans le cadre de ses études de maîtrise au Royaume-Uni, il a notamment reçu une bourse de recherche du Trinity Hall College et une bourse d'études du British Council.
Au SSF, Christian Lachance était membre de l'AGÉ et il aimait la politique. « Je me souviens très bien de la campagne et des élections de la 5e secondaire. Je me rappelle aussi du dévouement du père Boulé et de ma prof d'anglais, Nadine Cavillon, qui m'avait dit un jour : "It's not how far you fall but how you bounce back that counts." Je n'ai jamais oublié ça! »
L'Honorable Michael M. Fortier, C.P.
Promotion de 1977, avocat, banquier et ancien ministre fédéral des Travaux publics et Services gouvernementaux (2006-2008) et du Commerce international (2008). M Fortier était aussi ministre responsable de la Grande région de Montréal durant la période où il fut à Ottawa. Il est présentement associé chez Ogilvy Renault et agit à titre de conseiller principal, au Canada, pour Morgan Stanley. Il siège aussi sur les conseils d'administration de plusieurs sociétés.
Quand on demande à l'honorable Michael M. Fortier quels souvenirs il garde de son passage au SSF, il sourit : « J'ai obtenu mon diplôme il y a 32 ans, alors, il y a évidemment bien des choses qui ont changé depuis. Par contre, je me souviens très bien de la discipline de fer du père Boulé et de la qualité de l'enseignement. C'est d'ailleurs au SSF que j'ai appris à écrire et à aimer la plus belle langue qui soit : le français. »
Nicolas Noiseaux
Promotion de 1987, chirurgien cardiaque au CHUM de l'Université de Montréal, professeur agrégé, chercheur clinicien boursier et codirecteur du groupe de recherche en thérapie cellulaire du CHUM. Il a mis sur pied le premier protocole clinique de thérapie cellulaire pour traiter les maladies cardiovasculaires ischémiques au Canada. Il a opéré, éveillés, une première série de patients sans anesthésie générale pour des pontages coronariens à cœur ouvert. Il a rédigé de nombreux articles scientifiques, publié une soixantaine d'abstracts (abrégés de communication) et fait de multiples présentations dans des congrès locaux, nationaux et internationaux.
À l'époque du SSF, Nicolas Noiseux était un sportif qui, de son propre aveu, avait un peu trop d'énergie à dépenser... « J'ai choisi d'aller au SSF pour jouer au football et le programme Sport-études m'a vraiment permis de canaliser mon énergie tout en me donnant des objectifs pour organiser mon temps et mon travail. Cette période est très importante dans le développement d'un jeune. Il faut apprendre à se donner des objectifs et des motivations. Il faut savoir quand s'amuser et quand travailler. Un esprit sain dans un corps sain, il n'y a pas de meilleure devise pour le SSF. Le père Boulé m'a dit un jour que je devais travailler fort pour réussir. À cet âge-là, tu ne comprends pas toujours le sens et la portée de cette phrase, pourtant si simple. Mais il avait tellement raison. J'ai suivi son conseil et j'ai passé plus de 16 ans à l'Université... pour accomplir ce que j'avais envie de faire, et pour bien le faire. Encore aujourd'hui je suis très sportif : je joue au hockey deux fois par semaine, je joue aussi au golf et je vais travailler à bicyclette. De tous les établissements scolaires que j'ai fréquentés, c'est au SSF que j'ai passé mes meilleurs moments. »
Caroline Olivier
Promotion de 1989, ex-gymnaste et skieuse acrobatique spécialisée en sauts. Elle s'est classée 8e aux Jeux olympiques de 1994 à Lillehammer et 19e aux Jeux olympiques de 1998 à Nagano. Elle est aujourd'hui physiothérapeute à la Clinique Georges Morisset et elle pratique toujours le ski, le golf et la voile.
Caroline a été l'une des premières étudiantes du SSF à être exemptée de l'éducation physique pour avoir le temps d'étudier. Étonnant? Pas vraiment, quand on sait qu'elle s'entraînait 30 heures par semaine en gymnastique de haut niveau. « Je me souviens que je m'entraînais dans le gymnase Jeanne-Mance et que les gars qui étaient pensionnaires au SSF venaient me voir... Je me souviens aussi qu'au bal des finissants, j'avais renversé du champagne sur ma robe dans la limousine qui nous amenait au Château Frontenac. Et comme c'était le père Boulé qui ouvrait toutes les portes des limousines à l'arrivée, je peux vous dire que je n'ai pas traîné devant lui en sortant de la voiture! Mais plus sérieusement, c'est au SSF que j'ai appris à travailler fort, à développer de bonnes méthodes de travail et à viser l'excellence. C'est là que les profs m'ont enseigné de super-bonnes bases qui m'ont servi à l'époque pour la compétition et qui me servent encore et toujours aujourd'hui. »